Notre directeur musical

Histoire du CPSJ de 1912-1940

CPSJ en 1940

Le début d'année 1912 est marqué par la mort d'un des membres du Cercle, M. Henri Biron. Les funérailles de ce dernier ont lieu le 8 février à Iberville et le Cercle ouvre la marche du cortège funèbre en habit d'apparat. Le 7 mai, le Cercle est invité à participer à la fête patronale de la ville de Saint-Jean par la Société Saint-Joseph. Il est aussi invité à la procession solennelle de la Saint-Jean-Baptiste, fête qui est maintenant organisé par le cercle Collin. Toujours en mai, la ville octroie une subvention de 200$ au Cercle pour l'organisation des concerts estivaux qui commencent sur une mauvaise note puisque le premier concert de l'année est annulé en raison du mauvais temps. Le concert du 30 juillet au parc Marchand voit la grande première de la nouvelle marche de J. N. Boisvert intitulée « Salut à Montréal », pièce qui sera présentée au Club des musiciens à Montréal début septembre. Le Cercle participe à la procession de la Fête du travail à Montréal ainsi qu'au concert organisé par le Salon littéraire et musical de Saint-Jean le jour de l'Action de Grâce. Il organise un concert pour la fête de la Sainte-Cécile le 22 novembre.

En 1913, la ville donne la traditionnelle subvention au Cercle pour ses concerts d'été.

En 1918, la ville n'octroie pas de subvention au Cercle. On peut penser que c'est en raison de la guerre. On dénote cependant un concert de musique militaire de la part de la Caserne (Campus Saint-Jean). Cet état de fait n'empêche pas le Cercle de donner un concert gratuit dans le portique du Palais de justice le 18 août. L'hiver qui s'en vient est plutôt calme pour le Cercle. Il y tient son Assemblée annuelle en début d'année mais ne semble pas avoir beaucoup d'activité de prévue pour ce début d'année 1919. Il participe néanmoins à un « programme d'attractions diverses au terrain d'exposition », le 25 mai, où se déroulent plusieurs autres activités telles que des courses de chevaux, des course de motocyclettes, une joute de baseball et plusieurs autres attractions. Cette expérience se répétera le 14 septembre, avec sensiblement les mêmes activités, puis une dernière fois les 4 et 5 octobre. Il participe également à une grande Tombola organisée du 20 au 25 octobre. À la fin du mois, Saint-Jean reçoit de la grande visite. En effet, le Prince de Galles fera un arrêt de 30 minutes à la gare. La fanfare est engagée pour entonner le « Dieu sauve le Roi » ainsi que l'hymne canadien lors du bref arrêt du couple royal. Le Prince en profite aussi pour passer en revue les vétérans de la Grande Guerre. Ces activités seront les seules que le Cercle réalisera durant l'été puisque la ville ne lui octroie pas de subvention pour les concerts d'été.

Au début de 1920, on apprend que le Cercle se « réorganise ». Il participe à un spectacle pour la fête Dieu au printemps et apprend, fin juin, que la ville lui versera une subvention pour des concerts d'été. La fanfare participe aussi à la remise des diplômes du collège de Saint-Jean. Le 29 juillet, la population a été gratifiée d'un autre magnifique concert de la part de la musique du Cercle Philharmonique. Le programme varié et de musique d'un genre très relevé, a été fort apprécié. La fête du travail n'étant pas souligné à Saint-Jean, c'est à Farnham que le Cercle est engagé pour parader dans les rues de la municipalité. Plusieurs centaines de personnes accompagnent le Cercle lors de la parade. On dénote aussi la présence de quatre autres fanfares, soit celles de Granby, de Marieville, Ritchford et Farnham. Au mois d'août, les 18-19 et 20, le Cercle organise un grand festival populaire à son bénéfice. Il y amasse une somme d'environ 2000$ qui lui servira à acheter des instruments. Le Cercle poursuit son implication communautaire en participant aux fêtes de la charité au profit des sœurs de Notre-Dame Auxiliatrice. Ces fêtes se déroulèrent du 10 au 13 novembre. Aussi, à la fin de l'automne, « l'orchestre Boisvert » participe à un concert de charité pour une veuve de la guerre et ses 6 enfants.

En 1921, le 18 mars, le Cercle participe à une autre réception d'un couple royal, le duc et la duchesse de Devonshire en visite au Canada. Selon le même principe que la visite royale de 1919, le couple s'arrête quelques minutes, étant seulement de passage. L'orchestre y joue « Dieu sauve le Roi ». En juin, le Cercle joue aux fêtes champêtres, qui servent à amasser de l'argent pour l'hôpital de Saint-Jean, avec les chanteurs de Notre-Dame-Auxiliatrice et l'Orphéon de Saint-Jean. En juillet, le Cercle reprend ses concerts d'été. Au mois d'août, le 13 plus précisément, c'est le début d'un festival au profit du Cercle Philharmonique. Les concerts se déroulent sur le terrain de l'hôtel de ville où la fanfare y joue tous les soirs. Cette activité permet d'amasser près de 2000$ en 5 jours. L'automne qui arrive donne l'occasion au Cercle de se produire lors de divers événements, dont l'exposition agricole du 29 et 30 août - qui se déroule pour la première fois sur deux jours -, au défilé de la fête du travail en compagnie de 4 autres groupes de musique et à la fête du club Singer. Cette dernière se déroule sur le terrain d'exposition et s'accompagne de courses pour dames et messieurs et une partie de balle au camp.

Le début de l'année 1922 est marqué par le décès de Napoléon Boisvert. Depuis un an, il était atteint d'une grave maladie. M. Boisvert avait été échevin de la Cité de Saint-Jean et avait occupé pendant de longues années le poste de député-protonotaire, sténographe officiel au palais de justice et il était, bien sûr, directeur de la musique au Cercle Philharmonique. Il est décédé le 27 janvier et ses funérailles furent célébrées le 30.

Le Cercle poursuit tout de même ses activités. Le premier concert du printemps se fait durant le marché du dimanche 30 avril. Par la suite, le ville leur octroi une subvention pour dix (10) concerts durant l'été.

En 1923, le Cercle commence l'année en participant au défilé de la fête de Dollard (24 mai) à l'Académie de Saint-Jean, en compagnie de plusieurs autres groupes musicaux, dont l'Orphéon et la Fanfare du Campus militaire. Il participe également à la procession de la fête Dieu en plus de jouer le soir de la Saint-Jean-Baptiste au Parc Marchand. La ville lui octroie une subvention puisque le Cercle entame ses concerts d'été en juin, pour terminer en août. L'année 1923 marque le 75e anniversaire de l'incorporation créant la Cité de Saint-Jean. La ville organise une cérémonie commémorative le 26 juillet où le Cercle joue ses morceaux juste avant les feux d'artifices de fin de soirée. Le Cercle est également sollicité par les Chevaliers de Colomb qui organisent une fête champêtre durant 7 jours, du 10 au 17 août. Il y jouera tous les soirs. En octobre, le Collège Saint-Jean organise une soirée en l'honneur de son directeur et parmi les participants se trouve le Cercle. Enfin, pour clore l'année, le Gouverneur Général du Canada, Lord Byng et son épouse, visitent la ville. Comme il se doit, la fanfare est présente à la gare pour les accueillir et pour entamer « Dieu sauve le Roi ». Le 29 novembre, le Cercle organise un souper aux huîtres dans sa salle de répétition. Tous les membres y étaient présents, en plus du maire M. Pierre Trahan, MM les échevins de la Cité et M. J.B. Gaudette, président de l'Orphéon. Le Cercle y fît l'animation en y jouant quelques pièces de son répertoire.

En 1927, à l'occasion du cinquantenaire de la fondation de l'Union musicale de Trois-Rivières, plusieurs fanfares du Québec dont le Cercle Philharmonique manifestèrent dans la cité de Laviolette. Le directeur musical de la fanfare Laurentides de Grand-Mère, M Frank Meerbergen, formula le voeu qu'une association soit formée et que des festivals annuels de musique soient organisés dans les différentes villes de la province de Québec. Ces paroles de m Meerbergen suscitèrent un vif intérêt et quelques mois plus tard, à l'invitation de MM Marien et Boedeleau, respectivement président et directeur musical du Cercle philharmonique de Saint-Jean, des délégués de plusieurs fanfares se réunirent et fondèrent en 1928 l'Association des fanfares amateurs de la Province de Québec avec celles de Trois-Rivières, Saint-Hyacinthe, Sherbrooke, Joliette et Drummondville. En 1932 et 1940, Saint-Jean était l'hôte du festival de ce nouvel organisme.