Cercle Philharmonique de Saint-Jean-sur-Richelieu inc


Une longue et belle histoire

Nouvelles

25 octobre 2014
Nouveau Conseil

24 août 2014
Porte Ouverte

26 septembre 2013
Nouveau Conseil

26 novembre 2012
Concert bénefice

29 octobre 2012
Concert de Noël

22 mai 2012
Concert printanier

22 mai 2012
St-Jean dans le top 5

23 janvier 2012
MAJ du calendrier

Source : Musée du Haut-Richelieu et Archives du Cercle Philharmonique de Saint-Jean.
1852 à 1899 1900 à 1910 1912 à 1940 1941 à 1990 1991 à 2000 2001 à 2007
2008 à aujourd'hui          

 
 Haut de page

Le Cercle Philharmonique de Saint-Jean-sur-Richelieu figure parmi les plus anciennes harmonies du Québec et une des rares formations à n'avoir jamais interrompu ses activités musicales. Voici donc un historique relatant les faits marquants de la longue existence du Cercle.

En 1857, il existait une fanfare à Saint-Jean sous l'appellation se « St-John Band ». Elle était alors dirigée par un officier de caserne et était composée de citoyens et de quelques soldats de cette même caserne. Cette fanfare avait débuté ses activités en 1852.

À l'origine, il s'agissait surtout d'un regroupement de personnes ayant à cœur la musique, le chant, la littérature de même que l'art en général. Au début, une dizaine de personnes composaient le « St-John Band » et les violons étaient au nombre des instruments utilisés.

Avec le temps, un certain engouement s'est développé pour les corps de musique qui paradaient dans les rues de leurs cités ou ailleurs.

À la suite d'une restructuration effectuée en 1887, une demande fut faite en 1890 aux autorités municipales afin d'obtenir une reconnaissance officielle de leur part. Le Cercle Philharmonique de Saint-Jean reçut son nom en 1899 et s'incorpora en 1906. Son premier chef de musique fut M. J. Hamel, secrétaire de la Cité de Saint-Jean, à qui succéda M. Henri Weber, brillant clarinettiste du Conservatoire de Liège. MM. Napoléon et Norbert Boisvert, ex-membres de la fanfare de J. P. Sousa, furent les chefs de musique jusqu'en 1921. De 1922 à 1932, M. J.-Gervais Marien dirigea la fanfare. MM. D-Norbert Boisvert, J. J. Goulet, J.-G. Agostini et J.-P. Rancourt lui succédèrent.

Dès 1893, le Cercle participe à l'Exposition régionale de Saint-Jean. Cette foire agricole et commerciale avait lieu en septembre. En 1899, la fanfare est engagée pour les expositions agricoles et industrielles des comtés de Saint-Jean, Iberville, Napierville, Beauharnois, Chambly, Chateauguay, Huntingdon, La Prairie, Mississiquoi et Rouville.

Le Cercle Philharmonique s'occupe de la musique lors de fêtes charitables telles que La fête de la Charité , organisée par les dames de la municipalité à l'hôpital Saint-Jean. Cette fête a pour but d'amasser des fonds pour aider au bon fonctionnement de l'hôpital. De 1900 à 1904, la fanfare offrira ses services durant les trois ou quatre jours de la fête. Ce type d'événement était associé de très près à l'Église. Il n'est donc pas surprenant de voir le Cercle participer à un grand nombre de fêtes religieuses ainsi qu'à quelques événements particulier, tel que le passage du Mgr Bruchési dans la paroisse de Saint-Luc. Les événements religieux se prêtent bien à la présence d'une fanfare. Les membres de la fanfare ajoutent à la solennité de la fête de par leur habit et leur parade. Ils participent donc à de nombreux défilés religieux dans la municipalité de Saint-Jean ainsi que dans le diocèse. La mi-carême est une autre occasion pour la fanfare de démontrer ses talents pour la cause catholique. En raison de la date de cette fête, le concert se donne au Théâtre Royal.

Il n'y a pas que les fêtes religieuses. Divers événements sollicitent la présence du Cercle. Ainsi, un concert pour les pompiers se déroule en mars 1898; l'année suivante le Cercle est réinvité pour le bal des pompiers de Saint-Jean de novembre 1899. Il accompagne régulièrement des artistes qui donnent des spectacles au théâtre. Ceux-ci sont majoritairement des chanteurs, comme la troupe Rose of England que le Cercle accompagne en février 1903. Parfois un hypnotiste, tel le Dr. Onofroff, requiert la présence de la fanfare. Le Cercle s'offre même une série de concerts bénéfices à son profit, tous les quinzes jours de l'hiver 1900-1901 à l'Hôtel de ville. Les profits servent à l'achat de costumes et d'instruments, ainsi qu'à défrayer les coûts d'opération. Le Cercle participe aussi à quelques manifestations politiques, notamment pour la fête des libéraux du comté de Mississiquoi à Clarenceville, au mois de décembre 1900. Le Cercle est aussi sollicité pour d'autres occasions plus solennelles. Ce fût notamment le cas, le 24 janvier 1901 où le Cercle Philharmonique donna un concert bénéfice à l'Opéra Black au bénéfice des soldats revenus de la guerre d'Afrique; ou encore lors de la fête de l'indépendance des États-Unis, le 4 juillet 1904, où ils furent engagés à Rouses Point dans l'État de New York.

 
 Haut de page

La fanfare de Saint-Jean était très active dans la communauté. En effet, elle donnait des concerts à tous les mardi durant les semaines d'été et ce, de 1899 à 1903. Ceux-ci étaient gratuits. Ils se déroulaient dans les parcs de la ville, plus particulièrement au parc Laurier, près de la gare du Canadien Pacifique. Cette activité n'était qu'un reflet des différents engagements que prenaient le Cercle Philharmonique.

En février 1902, le Cercle participe à une grande soirée dramatique et musicale organisé par la Ligue des jeunes gens de Saint-Jean. Cette soirée donna peut-être quelques idées au directeur de la fanfare, M. L. N. Boisvert, puisque celui-ci fît l'acquisition de la Ligue un an plus tard, en février 1903. Il avait l'intention de réorganiser cette institution sur des bases solides, en s'adjoignant des actionnaires et en faisant différentes modifications aux magnifiques salles de ce lieu d'amusement. Avant longtemps le club de la rue Jacques-Cartier ouvrira ses portes à de nouveaux membres et sera une des organisations sociales les plus parfaite de notre ville.

En 1902, le Cercle (n'est pas encore nommé le cercle à ce moment là) se signala à Montréal en remportant un premier prix lors d'un concours de fanfare au célèbre Riverside Park. La fanfare de Saint-Jean remporta d'ailleurs plusieurs prix au fil des ans, notamment en 1919, à Burlington, où elle remporta le premier prix devant plus de 50 autres formations de tout l'Est nord-américain. Elle représentait fièrement sa ville tant au Canada qu'aux Etats-Unis lors de différentes festivités, que ce soit sous la forme de parade ou de concert.

Le 23 février 1906, la réorganisation de la fanfare de Saint-Jean est annoncée en première page du journal local. On y mentionne qu'une assemblée des organisateurs de la nouvelle fanfare de Saint-Jean a eu lieu au bureau de Me Lussier, notaire. On y fit l'élection d'un comité d'organisation dont les membres étaient, M. Pierre Bouchard, président ; M. Flavien Carreau, vice-président ; M. Aimé Lussier, secrétaire ; MM J. N. Boisvert, Hercule Biron, Henri Biron, H. M. Domina et B. Simpson, directeurs. Il fut ensuite décidé de passer des listes de souscription dans la ville afin d'obtenir l'aide des citoyens pour l'achat d'instruments de musique etc. Le Canada Français, journal local, faisait également pression sur la ville pour qu'elle offre une meilleure subvention à sa fanfare, qu'il considérait comme une nécessité dans une ville de progrès, soucieuse de relever le moral de ses habitants. C'est ainsi que l'aventure du Cercle pris son envol. La souscription réunit 700$, mais il faut 1900$ pour le fonctionnement de la fanfare.

Au début du mois de mars 1906, le Cercle passe une commande pour ses instruments de musique à Charles Lavallée, de Montréal, représentant de la célèbre maison Besson de Londres. Le Cercle poursuit son financement en organisant un concert bénéfice à la salle de l'hôtel de ville durant la mi-carême ainsi qu'une tombola au profit du Cercle au mois d'avril. Le printemps de 1906 voit se réorganiser la fanfare à la plus grande joie des amateurs de musique de Saint-Jean. La fanfare participe de plus belle aux diverses fêtes religieuses : la fête de Saint-Joseph, à la Fête-Dieu ainsi qu'à la fête de la charité organisée par les dames de la charité. Les concerts d'été reprennent aussi dans les kiosques nouvellement refais dans les parcs de la ville. Cette année-là, le Cercle se voit également invité à prendre part aux festivités du 4 juillet à Swanton, aux USA.

L'automne et l'hiver 1907 sont jalonnés de concerts donnés par le Cercle. Effectivement le Cercle se produit en concert, à raison d'une fois par mois au cours des mois de novembre, décembre, janvier, février, avril et mai. Le Cercle participe à la Fête-Dieu, joue à l'occasion d'un « Bonnet Hop » organisé au Club Nautique de Saint-Jean pour la fête de Victoria, participe aux célébrations de la fête de la Confédération et donne un concert pour l'Association Athlétique. En juin 1907, au moment de commencer les concerts d'été, le conseil de ville fait passer le montant accordé à ces concerts de 300$ à 100$. Le Cercle Philharmonique refuse ce montant ainsi que de jouer durant l'été. Le Cercle donne tout de même trois concerts gratuits à la fin de l'été, en plus de remporter un éclatant succès à l'exposition de Sherbrooke de septembre 1907. Le Cercle organise une croisière sur le Richelieu, jusqu'à Plattsburgh dans l'État de New York. Il s'agissait d'une excursion au clair de lune sur le vapeur Ojibway.

Au début de l'année 1908, le Cercle participe à l'inauguration de l'hôtel Nationale de M. Narcisse Lord. En février, il participe au concert de l'Association Athlétique, une grande mascarade. À la fin de mars, le Cercle organise son premier concert de l'année incluant de la musique et du chant par des amateurs de talent de cette ville et de la métropole. Ce concert attire plus de 500 personnes. Un autre concert est prévu pour le 12 mai au théâtre Royal. Ce concert contenait de nombreux morceaux descriptifs avec des participants, tels que des militaires, des jongleurs et des chanteurs.

La dernière saison ayant été chambardée par la diminution de l'octroi municipal au Cercle, une requête, signée d'un grand nombre de citoyens, est présentée à l'assemblée du conseil au sujet de la demande faites à la ville par le Cercle, d'une subvention de 300$ pour concerts en plein air dans nos parcs publics durant la belle saison. Depuis la réorganisation de la fanfare, cette somme avait été allouée jusqu'à l'an dernier, soit jusqu'à ce que le conseil de ville, pour des raisons d'économie, jugèrent à propos de rayer cet item du budget municipal. Cette requête a été déposée afin de connaître l'opinion du nouveau conseil à ce sujet. Les citoyens mentionnent dans cette requête que, selon eux, la ville de Saint-Jean a le devoir d'encourager d'une façon convenable une organisation municipale qui lui a fait honneur dans le passé et dont les brillants succès n'ont pas peu contribué a maintenir sa réputation de centre artistique et intellectuel. Un premier concert fut donné le 28 mai, à la patinoire de l'Association Athlétique. Malgré l'insistance du public et du journal local, la ville refuse, pour une seconde année, l'octroi d'un prêt pour qu'elle puisse donner des concerts dans les parcs municipaux. Qu'à cela ne tienne, le Cercle participe à de nombreuses fêtes, comme la Fête-Dieu, la Saint-Jean-Baptiste, la fête du Dominion, la fête du travail, le festival des musiques d'amateurs de Saint-Jean et même un rassemblement politique aux États-Unis. La fête du 24 juin s'est déroulée à Sherbrooke, cette ville les ayant engagés, alors que les démonstrations politiques se déroulaient à Swanton et à Saint-Albans. Profitant de l'exposition provinciale de chevaux canadiens, au mois de septembre, le Cercle donne un concert avec les autres fanfares amateurs du Québec.

L'année 1909 commence alors que rien n'est assuré en vue des concerts d'été car rien n'est encore conclu avec la ville. Selon le journal local, les citoyens de Saint-Jean voulaient adresser une autre requête au conseil de ville, en vue d'engager nos édiles à accorder une subvention annuelle à notre fanfare. En juillet de cette même année, la fanfare est allée jouer à Plattsburgh où elle a été acclamée par les citoyens. Tous ceux qui ont assisté au concert donné par la fanfare ont déclaré que la ville de Saint-Jean possédait un corps de musique composé d'artistes. Au mois d'août, la fanfare reçoit l'orchestre de Sousa. Rappelons que les frères Napoléon et Norbert Boisvert furent membres de ce prestigieux orchestre et que Sousa a été surnommé le roi des directeurs de fanfares militaires lors d'une tournée en Europe. D'autres célébrités musicales l'accompagneront telles que les sœurs Hoyt, soprano et mezzo soprano, Mlle Hardeman, une des plus fortes violoniste du monde entier ; M. Herbert L. Clark cornettiste virtuose. Cette fanfare est tellement renommée que le Canada Français ne lui reconnaît de supérieur que la musique de la Garde Républicaine de Paris. Quinze cent personnes se sont déplacées pour entendre l'orchestre, qui fut un succès autant artistique que financier.

À l'assemblée annuelle des membres du Cercle Philharmonique de Saint-Jean de janvier 1910, Le Cercle décide de faire appel à tous les jeunes gens qui ont des dispositions pour la musique afin de les préparer à joindre la fanfare dont ils rempliront les cadres à mesure que le besoin se fera sentir. Il y a déjà plusieurs anciens membres qui devront être remplacés. Un concert est prévu pour la Saint-Patrick à l'hôtel de ville, sous la présidence de M. James O'Cain, ancien maire de Saint-Jean et, entre temps, le Cercle participe aux fêtes de la charité en février.

L'été 1910 est une fois de plus témoin des concerts du Cercle dans les parcs de la ville. La fin de l'été amène cependant son lot de mauvaise température, forçant le Cercle à annuler les spectacles prévus le 19 et le 28 août au Parc Marchand. Le Cercle pourra se reprendre durant l'automne, d'abord à l'occasion d'un concert en plein air au Parc Marchand le 2 septembre, puis par un Bonnet Hop organisé par le Cercle à son profit au Yacht Club le samedi 24 septembre et finalement lors d'un concert à l'Hôtel de ville le 27 octobre où il joue en compagnie d'Edouard Dufresne, un baryton de Montréal, de Mme Jacob Simard, pianiste et de Mlle Knight, chanteuse.

De plus, en septembre 1910, Montréal accueille le Congrès Eucharistique de l'Église catholique, Cette grande fête religieuse attire des catholiques de partout dans le monde. Le Cercle Philharmonique de Saint-Jean a été retenu pour la grande procession de ce congrès. Il y marchera avec de nombreux autres organismes. Auparavant, au mois d'août, le Cercle participe aux Régates annuelles de l'Association Canadienne de canotage au St-John's Yacht Club. Le Cercle s'occupe alors de la musique.

 
 Haut de page

Le début d'année 1912 est marqué par la mort d'un des membres du Cercle, M. Henri Biron. Les funérailles de ce dernier ont lieu le 8 février à Iberville et le Cercle ouvre la marche du cortège funèbre en habit d'apparat. Le 7 mai, le Cercle est invité à participer à la fête patronale de la ville de Saint-Jean par la Société Saint-Joseph. Il est aussi invité à la procession solennelle de la Saint-Jean-Baptiste, fête qui est maintenant organisé par le cercle Collin. Toujours en mai, la ville octroie une subvention de 200$ au Cercle pour l'organisation des concerts estivaux qui commencent sur une mauvaise note puisque le premier concert de l'année est annulé en raison du mauvais temps. Le concert du 30 juillet au parc Marchand voit la grande première de la nouvelle marche de J. N. Boisvert intitulée « Salut à Montréal », pièce qui sera présentée au Club des musiciens à Montréal début septembre. Le Cercle participe à la procession de la Fête du travail à Montréal ainsi qu'au concert organisé par le Salon littéraire et musical de Saint-Jean le jour de l'Action de Grâce. Il organise un concert pour la fête de la Sainte-Cécile le 22 novembre.

En 1913, la ville donne la traditionnelle subvention au Cercle pour ses concerts d'été.

En 1918, la ville n'octroie pas de subvention au Cercle. On peut penser que c'est en raison de la guerre. On dénote cependant un concert de musique militaire de la part de la Caserne (Campus Saint-Jean). Cet état de fait n'empêche pas le Cercle de donner un concert gratuit dans le portique du Palais de justice le 18 août. L'hiver qui s'en vient est plutôt calme pour le Cercle. Il y tient son Assemblée annuelle en début d'année mais ne semble pas avoir beaucoup d'activité de prévue pour ce début d'année 1919. Il participe néanmoins à un « programme d'attractions diverses au terrain d'exposition », le 25 mai, où se déroulent plusieurs autres activités telles que des courses de chevaux, des course de motocyclettes, une joute de baseball et plusieurs autres attractions. Cette expérience se répétera le 14 septembre, avec sensiblement les mêmes activités, puis une dernière fois les 4 et 5 octobre. Il participe également à une grande Tombola organisée du 20 au 25 octobre. À la fin du mois, Saint-Jean reçoit de la grande visite. En effet, le Prince de Galles fera un arrêt de 30 minutes à la gare. La fanfare est engagée pour entonner le « Dieu sauve le Roi » ainsi que l'hymne canadien lors du bref arrêt du couple royal. Le Prince en profite aussi pour passer en revue les vétérans de la Grande Guerre. Ces activités seront les seules que le Cercle réalisera durant l'été puisque la ville ne lui octroie pas de subvention pour les concerts d'été.

Au début de 1920, on apprend que le Cercle se « réorganise ». Il participe à un spectacle pour la fête Dieu au printemps et apprend, fin juin, que la ville lui versera une subvention pour des concerts d'été. La fanfare participe aussi à la remise des diplômes du collège de Saint-Jean. Le 29 juillet, la population a été gratifiée d'un autre magnifique concert de la part de la musique du Cercle Philharmonique. Le programme varié et de musique d'un genre très relevé, a été fort apprécié. La fête du travail n'étant pas souligné à Saint-Jean, c'est à Farnham que le Cercle est engagé pour parader dans les rues de la municipalité. Plusieurs centaines de personnes accompagnent le Cercle lors de la parade. On dénote aussi la présence de quatre autres fanfares, soit celles de Granby, de Marieville, Ritchford et Farnham. Au mois d'août, les 18-19 et 20, le Cercle organise un grand festival populaire à son bénéfice. Il y amasse une somme d'environ 2000$ qui lui servira à acheter des instruments. Le Cercle poursuit son implication communautaire en participant aux fêtes de la charité au profit des sœurs de Notre-Dame Auxiliatrice. Ces fêtes se déroulèrent du 10 au 13 novembre. Aussi, à la fin de l'automne, « l'orchestre Boisvert » participe à un concert de charité pour une veuve de la guerre et ses 6 enfants.

En 1921, le 18 mars, le Cercle participe à une autre réception d'un couple royal, le duc et la duchesse de Devonshire en visite au Canada. Selon le même principe que la visite royale de 1919, le couple s'arrête quelques minutes, étant seulement de passage. L'orchestre y joue « Dieu sauve le Roi ». En juin, le Cercle joue aux fêtes champêtres, qui servent à amasser de l'argent pour l'hôpital de Saint-Jean, avec les chanteurs de Notre-Dame-Auxiliatrice et l'Orphéon de Saint-Jean. En juillet, le Cercle reprend ses concerts d'été. Au mois d'août, le 13 plus précisément, c'est le début d'un festival au profit du Cercle Philharmonique. Les concerts se déroulent sur le terrain de l'hôtel de ville où la fanfare y joue tous les soirs. Cette activité permet d'amasser près de 2000$ en 5 jours. L'automne qui arrive donne l'occasion au Cercle de se produire lors de divers événements, dont l'exposition agricole du 29 et 30 août - qui se déroule pour la première fois sur deux jours -, au défilé de la fête du travail en compagnie de 4 autres groupes de musique et à la fête du club Singer. Cette dernière se déroule sur le terrain d'exposition et s'accompagne de courses pour dames et messieurs et une partie de balle au camp.

Le début de l'année 1922 est marqué par le décès de Napoléon Boisvert. Depuis un an, il était atteint d'une grave maladie. M. Boisvert avait été échevin de la Cité de Saint-Jean et avait occupé pendant de longues années le poste de député-protonotaire, sténographe officiel au palais de justice et il était, bien sûr, directeur de la musique au Cercle Philharmonique. Il est décédé le 27 janvier et ses funérailles furent célébrées le 30.

Le Cercle poursuit tout de même ses activités. Le premier concert du printemps se fait durant le marché du dimanche 30 avril. Par la suite, le ville leur octroi une subvention pour dix (10) concerts durant l'été.

En 1923, le Cercle commence l'année en participant au défilé de la fête de Dollard (24 mai) à l'Académie de Saint-Jean, en compagnie de plusieurs autres groupes musicaux, dont l'Orphéon et la Fanfare du Campus militaire. Il participe également à la procession de la fête Dieu en plus de jouer le soir de la Saint-Jean-Baptiste au Parc Marchand. La ville lui octroie une subvention puisque le Cercle entame ses concerts d'été en juin, pour terminer en août. L'année 1923 marque le 75e anniversaire de l'incorporation créant la Cité de Saint-Jean. La ville organise une cérémonie commémorative le 26 juillet où le Cercle joue ses morceaux juste avant les feux d'artifices de fin de soirée. Le Cercle est également sollicité par les Chevaliers de Colomb qui organisent une fête champêtre durant 7 jours, du 10 au 17 août. Il y jouera tous les soirs. En octobre, le Collège Saint-Jean organise une soirée en l'honneur de son directeur et parmi les participants se trouve le Cercle. Enfin, pour clore l'année, le Gouverneur Général du Canada, Lord Byng et son épouse, visitent la ville. Comme il se doit, la fanfare est présente à la gare pour les accueillir et pour entamer « Dieu sauve le Roi ». Le 29 novembre, le Cercle organise un souper aux huîtres dans sa salle de répétition. Tous les membres y étaient présents, en plus du maire M. Pierre Trahan, MM les échevins de la Cité et M. J.B. Gaudette, président de l'Orphéon. Le Cercle y fît l'animation en y jouant quelques pièces de son répertoire.

En 1927, à l'occasion du cinquantenaire de la fondation de l'Union musicale de Trois-Rivières, plusieurs fanfares du Québec dont le Cercle Philharmonique manifestèrent dans la cité de Laviolette. Le directeur musical de la fanfare Laurentides de Grand-Mère, M Frank Meerbergen, formula le voeu qu'une association soit formée et que des festivals annuels de musique soient organisés dans les différentes villes de la province de Québec. Ces paroles de m Meerbergen suscitèrent un vif intérêt et quelques mois plus tard, à l'invitation de MM Marien et Boedeleau, respectivement président et directeur musical du Cercle philharmonique de Saint-Jean, des délégués de plusieurs fanfares se réunirent et fondèrent en 1928 l'Association des fanfares amateurs de la Province de Québec avec celles de Trois-Rivières, Saint-Hyacinthe, Sherbrooke, Joliette et Drummondville. En 1932 et 1940, Saint-Jean était l'hôte du festival de ce nouvel organisme.

 
 Haut de page

Le violent incendie de 1942, qui a détruit entièrement le local du Cercle, fut une dure épreuve. Le dévouement dont firent preuve les comités subséquents remirent la fanfare sur pied. Il convient de signaler le travail de deux ex-membres, MM. J.-J. Marien et F.-X. Bordeleau, qui ont été l'âme de l'organisation de l'Association des Fanfares Amateurs de la Province de Québec à ses débuts.

En 1945, le Cercle participe à la Fête du tricentenaire du Lac Champlain aux Etats-Unis.

En 1950, dans le cadre du 60e anniversaire du Cercle, ce dernier effectue un voyage de bonne entente aux États-Unis. Des concerts furent donnés à Albany et à Central Park à New-York. Les autorités civiques de la métropole américaine avaient organisé une réception grandiose à leurs visiteurs. Il y eu parade sur Broadway.

En 1967, le Cercle participe à l'Exposition universelle de Terre des Hommes sur l'Ile Notre-Dame à Montréal.

Avec le temps, l'ensemble musical johannais se réorienta et devint principalement une harmonie de concert. Autre changement, l'arrivée des femmes dans cette formation jusque là essentiellement composée d'hommes. C'est M. Léo Létourneau, directeur musical, qui fut à l'origine de cette intégration au début des années 70 et nous avons encore avec nous une de ces pionnières.

En 1981, l'harmonie junior est créée dans le but d'aider à la formation de nouveaux musiciens ainsi que pour assurer une relève au sein du Cercle.

Pour la fin de la saison 1985-1986, le Cercle donne un concert pour la Saint-Jean-Baptiste à Sainte-Brigide-d'Iberville. Dix jours auparavant, ils donnait un concert à Chambly. Il y a aussi une représentation à Sorel-Tracy pour un événement appelé Fer et Titane, un concert d'environ 1 h 30, ainsi qu'un concert donné au Festival des Montgolfières. Les 17 et 18 mai, le Cercle participe au Festival des Harmonies du Québec. Il y dépêche 2 groupes soient l'harmonie junior et l'harmonie senior.

Au cours de la saison 1986-1987, le Cercle présente son concert traditionnel de Noël en décembre. Une proposition est lancée par l'organisme : regrouper les fédérations régionales. Le Cercle reçoit un appui de taille du Club Lion qui lui paie ses frais de transport pour les trois prochaines années. Le Cercle présente également un concert à l'hôpital Rivière Des Prairies le 28 février. En plus de sa saison estivale dans les parcs de la ville, il donne un concert au Beaux Mardis de Casimir à Saint-Hyacinthe le 30 juin et participe au Festival des Montgolfières les 10 et 11 août. On dénote aussi un concert donné au Sheraton de Laval. Deux subventions majeures viennent garnir les coffres du Cercle. Premièrement une subvention de la ville de Saint-Jean de 5000$ et une autre du Gouvernement du Québec par le biais d'un programme du Ministère de la Chasse et de la Pêche visant à la réalisation d'activités culturelles.

À partir de novembre 1987 jusqu'en mars 1988, le local de pratique du Cercle n'est pas disponible pour cause de rénovation. Les pratiques se déroulent dans un local à Iberville. Les 4 et 5 février, le Cercle donne deux concerts dans le cadre du tournoi Bantam de Saint-Jean-sur-Richelieu. Les profits sont divisés entre le Cercle et le Théâtre de Grand Pré. Le 16 juin, il donne un concert à Saint-Henri. Il participe aux festivités de la Saint-Jean-Baptiste, le 24 juin, et joue au Parc Lafontaine dans le cadre des concerts Campbell. Le 5 juillet, il participe aux Beaux-Mardis de Casimir, à Saint-Hyacinthe et le lendemain il donne un concert au Parc Marchand dans le cadre de ses concerts estivaux. Le Cercle participe au Festival des Harmonies du Québec au mois de mai. On dénote un concert à Rivières Des Prairies.

Au cours de la saison 1988-1989, le Cercle donne trois concerts coup sur coup soit le 1, 2 et 3 décembre. La ville octroi une subvention de 4000$, soit 1000$ de moins que l'année précédente. Cela est dû à la fin du programme de subvention du Ministère Chasse et Pêche, qui subventionnait les villes et les organismes. Le Club Optimiste annonce qu'il aidera le financement de l'harmonie junior. Le Cercle reçoit 400$ du député par le biais de son budget discrétionnaire. Également, le Club Lion renouvelle son appuie au Cercle pour les trois prochaines années en lui donnant 2000$ pour ses frais de déplacement. Aussi, le Ministère des Loisirs, de la Chasse et de la Pêche octroi 200$ au Cercle. Les concerts printaniers ont lieu le 29 et 30 avril. Durant l'été, en plus de ses concerts habituels dans les parcs de la ville, le Cercle participe aux concerts Campbell, à Montréal, ainsi qu'aux Jeux du Québec qui se déroule à Saint-Jean-sur-Richelieu. Il joue le thème des jeux lors de la cérémonie de clôture le 13 août. Il participe aussi au spectacle de la Saint-Jean-Baptiste sur la place du Quai.

La saison 1989-1990 débute avec le concert de Noël du Cercle qui se déroule au Centre Culturel Fernand-Charest le 17 décembre. La période des fêtes donne lieu à d'autres représentations, notamment au marché aux puces, à Lachine et au Woolco de Saint-Jean. Le Cercle se produit également en spectacle au Parc Marchand le 4 juillet. Les concerts Campbell sont de retour comme à chaque année. Le Cercle se produit donc à Montréal le 26 juin et le 8 juillet, au Parc George-Étienne Cartier et au Square Dominion respectivement.

 
 Haut de page

La saison 1990-1991 sera celle des retrouvailles à l'occasion du 100e anniversaire de l'organisme. Cet événement à lieu le 28 octobre en après-midi. Le 10 décembre se tient un concert pré-centenaire qui sera suivi d'un concert du centenaire au printemps où on y invite Edgar Fruitier, ce grand mélomane passionné, comme maître de cérémonie. De plus, le Cercle obtient une subvention de la ville pour se produire en concert durant l'été. Il s'agit là d'une offre centenaire. Le 9 mars, il participe à la campagne de financement de ARBRE en se produisant en concert.

Pour la saison 1991-1992, le Cercle se fixe des objectifs. Ils participent aux concerts Campbell du 7 et du 26 juillet, au tournoi de golf de la ville, aux festivités de la Saint-Jean-Baptiste et au Festival des Montgolfières. De plus, il reçoit une subvention de la ville pour les concerts d'été.

Le Cercle termine la saison 1992-1993 en beauté avec un concert de Noël le 13 décembre en après-midi. Au cours de cette saison, le Cercle se demande s'il doit continuer l'aventure de l'harmonie junior. Celle-ci semble minée par un problème d'absentéisme. Il projette de donner des séances de théorie musicale. Le 29 mai, le Cercle donne un concert à l'auditorium de la base militaire. Il participe aux Concerts Campbell du 11 juillet au carré Dominion et du 19 juillet au parc Lafontaine, ainsi qu'au Festival des Montgolfières en fournissant un quintette de cuivres pour les deux fin de semaine du Festival (7-8 et 14-15 août). Une fois encore, le Cercle joue sur le terrain de M. Lorrain qui les invite à chaque été.

La saison 1993-1994 est bien entamé avec le traditionnel concert de Noël. Le concert de fin d'année a lieu le 28 mai 1994 à l'Église Saint-Edmond. Le thème de la soirée porte sur « Les grands classiques ». Cette année voit la venue Orchestre des Jeunes de la Haute-Bretagne, qui donnent un concert à Saint-Jean. Les concerts Campbell sont de retour pour l'été. Ils ont lieu le 3 juillet au Square Dorchester et le 8 août au Parc Lafontaine. Pour ses activités de promotion et de financement, le Cercle organise un grand Bric-à-brac dans Saint-Luc les 28 et 29 mai ainsi qu'un lave-o-thon le 10 septembre.

La saison 1994-1995 marque l'arrivée de M. Alain Demers à la direction musicale. Le concert de Noël est un succès. Il a eu lieu le 17 décembre, à l'église Saint-Edmond. Le Cercle était accompagné par deux chanteurs pour l'occasion. À cette époque, le Cercle compte 25 musiciens. Le Cercle organise une soirée de type Ballroom pour la Saint-Valentin en date du 17 février au Centre culturel Fernand-Charest. Le Cercle décide de ne pas participer au Festival des harmonies et orchestres symphoniques du Québec. Il invoque le manque de temps pour une préparation adéquate pour ce genre de compétition. En revanche, il participe aux festivités de la Saint-Jean-Baptiste et organise un lave-o-thon le 8 juillet.

La saison 1995-1996 est celle de la remise en question. L'organisme s'interroge sur sa continuité. Il a remarqué un changement d'attitude lors des mois précédents qui se traduit par une manque de motivation, des absences répétées, un manque de pratique personnelle chez les musiciens, un sentiment d'appartenance qui s'effrite, de la difficulté à garder les jeunes membres et des ventes de billets pour les concerts déficientes. Il est décidé de voir si un changement d'attitude se produira dans les prochains mois avant de décider des mesures à suivre. Il semble que les membres aient bien réagi à cette crise interne. La deuxième partie de saison marque donc un renouveau pour le Cercle qui voit le Ballroom de la Saint-Valentin revenir pour une seconde année consécutive. Il y aura un concert printanier, le 20 avril au Centre culturel Fernand-Charest intitulé De Ghershwin à Liane Foly . De plus, le Cercle prend des mesures pour se rendre plus visible. Il organise une journée porte ouverte et propose que le recrutement se fasse d'une manière plus large, allant même jusqu'à Chambly. Cependant, pour une 4e année consécutive, le Cercle ne participe pas au Festival des Harmonies. Par contre, il participe à nouveau aux Concerts Campbell en se produisant au Vieux-Port et au Parc Lafontaine. De plus, il effectue son traditionnel concert chez M. Lorrain.

La saison 1996-1997 débute avec une augmentation du nombre de musiciens qui sont maintenant au nombre de 39. Le concert de Noël revient le 8 décembre à l'église Saint-Edmond. En février, le Cercle continue la tradition du Ballroom. En mai, le Chœur Johannais se joint à l'harmonie pour le concert annuel de cette dernière intitulé Les classiques du cinéma . De plus, le groupe continue son financement par un lave-o-thon. Il se produit également, dans le cadre des Concerts Campbell, au Vieux-Port et au Parc Lafontaine.

La saison 1998-1999 débute comme toujours avec la tradition du concert de Noël. Le concert printanier sera présenté à Laval, le 30 mai, et à Saint-Jean le 6 juin. Ce concert intitulé Les succès des années 60-70 nous permet d'entendre M. Yves Bourbonnière nous interpréter quelques airs. Le 20 juin, le Cercle organise son maintenant traditionnel lave-o-thon à la polyvalente Chanoine-Armand-Racicot.

La saison 1999-2000 marque un grand moment pour le Cercle car il interpréte intégralement la 5e symphonie de Beethoven arrangée par M. Alain Demers, directeur musical à son concert de Noël, à l'auditorium de la Base Militaire, qui est une totale réussite. Le concert printanier a lieu en juin à la Base Militaire de Saint-Jean. Le Cercle se produit ensuite, en juillet, au Parc Marchand, à deux reprises, à Terrebone à l'Ile des Moulins et au Parc Lafontaine dans le cadre des Concerts Campbell. En août, le Cercle se produit à nouveau au Parc Marchand dans le cadre de deux concerts. Un deuxième concert Campbell était prévu à l'horaire mais il a dû être annulé à cause du mauvais temps. Le Cercle poursuit son financement avec le traditionnel lave-o-thon. À la fin de la saison, Alain Demers doit partir. Le Cercle se met à la recherche d'un nouveau directeur musical.

 
 Haut de page

Ainsi, la saison 2000-2001 démarre avec l'arrivée de Daniel G. Hébert comme directeur musical. Le Cercle en profite pour instituer des chefs de section qui auront des tâches spécifiques, ce qui devrait aider au bon déroulement des pratiques. Comme tâches, on leur demande de planifier des pratiques par section, de contrôler la discipline de leur section et de distribuer les solos et de s'assurer que ceux-ci seront bien appris et pratiqués. Le concert de Noël a lieu le 12 décembre en après-midi à l'église Saint-Edmond durant lequel un groupe vocal nous accompagne. Ce dernier est composé de Mesdames Josée Léger, Lyne Roberge, Nicole Rochon et Valérie St-Onge et de MM. Alain Moreau et André Turmel. Le concert printanier a lieu le 3 juin. La thématique est celle de l'espace, la fiction et le high-tech ; ainsi seront joué les pièces de James Bond et de Mission Impossible entre autre. L'été a été bien remplie pour le Cercle puisqu'il s'est produit à Terrebone, La Prairie et participe également aux concerts Campbell à deux occasions, sans oublier le traditionnel lave-o-thon. De plus, il se produit également au Parc Marchand à quatre reprises au cours de l'été. Ces concerts sont toujours organisés par la Ville de Saint-Jean.

En 2000-2001, le traditionnel concert de Noël a lieu à l'Église de L'Acadie le 3 décembre avec la participation de Brass Kamarades, un quintette de cuivres, qui agrémente l'arrivée des spectateurs. Un ensemble vocal accompagne également le Cercle à cette occasion. Ce dernier est composé de Mesdames Annie Allaire, Marie-Pier Denis, Christine Girard et Valérie St-Onge et de MM. Guy Bélair et Nicolas Tremblay. Là encore, c'est un succès. Le 3 juin, c'est le concert de fin d'année à la chapelle de l'U.S.S., sur la base militaire. En juillet, le directeur musical Daniel G. Hébert quitte l'harmonie. Il dirigeait également l'ensemble vocal Voxapella qui, en cet été 2001, faisait une tournée européenne. Ne pouvant se consacrer à plein temps au Cercle, il préfère laisser sa place à quelqu'un de plus disponible. Après avoir dirigé le concert de Marieville et celui chez M. Lorrain, il tire donc sa révérence. La relève pour la fin de la saison estivale sera assurée par Gilbert Doucet (corniste). Il s'occupe donc des concerts Campbell du 9 juillet au Parc Lafontaine et du 1er août à Ville La Salle, ainsi que de celui de La Prairie, le 5 août, sur une scène flottante. En 2001, c'est également l'année des fusions municipales. Le Cercle se demande comment cette nouvelle réalité viendra affecter ses relations avec la ville. Il le saura bien assez tôt puisque un seul concert sera prévu à l'été 2001 comparativement à 4 en 2000. C'est pourquoi le Cercle propose de retenir d'autres offres si elles se présentent.

La saison 2001-2002, débute avec l'arrivée d'un nouveau directeur musical, M. Claude Jean. Ce dernier a dirigé son premier concert à l'occasion du concert de Noël le 8 décembre à l'église de L'Acadie. Le quintette de cuivres Brass Kamarades est présent à nouveau. Après le concert annuel en juin, l'été 2002 s'annonce pleine de promesses. D'abord, il y a possibilité d'avoir trois concerts à Longueuil qui, malheureusement, seront annulés. Ensuite il y a le Rallye Camping Caravaning qui propose une soirée Big Band. Le pianiste Pierre-Armand Tremblay propose au Cercle de l'accompagner lors de cette soirée. Finalement, cette soirée sera annulée. Par chance, d'autres événements s'annoncent plus heureux. D'abord, les 28-29 juillet, le Cercle se produit dans le cadre des Concerts Campbell. Le 3 août, le Cercle participe au concert pour la Fédération des sociétés suisses de l'Est du Québec, à Sutton (à l'occasion de la Fête Nationale Suisse). Il y a même un projet de voyage en Suisse qui est lancé mais celui-ci ne se réalisera pas. Par la suite, il se produit le 9 août à Saint-Jean et le 15 août à La Prairie.

La saison 2002-2003 débute avec la participation, en novembre, à un concert pour la Paralysie Cérébrale suivi du concert de Noël à L'Acadie le 7 décembre. Le 24 mai, c'est la présentation du concert annuel au Centre culturel Fernand-Charest. L'été est prometteur avec plusieurs concerts. Un concert est donné au Parc Marchand le 4 juillet. Le Cercle participe à nouveau au Concerts Campbell à deux reprises, soit le 20 juillet et le 3 août. Le 2 août, il y a un concert à Sutton pour la Fédération des sociétés suisses de l'est du Québec (à l'occasion de la Fête Nationale Suisse). Le Cercle conclut sa saison avec un concert au Parc Honoré-Mercier dans le secteur Iberville.

La saison 2003-2004 débute avec un nouveau défi pour le Cercle avec un concert d'halloween qui est organisé dans le cadre du Festival Historique d'Halloween de Saint-Jean. Les musiciens préparent ce concert simultanément avec le traditionnel concert de Noël à L'Acadie avec Brass Kamarades pour une troisième année consécutive. Au retour du congé des Fêtes, le Cercle se prépare à se produire au Festival des harmonies et orchestres symphoniques du Québec où il terminera en 5e place. À l'occasion de ce festival, qui célèbre cette année-là son 75e anniversaire, le Cercle Philharmonique de Saint-Jean-sur-Richelieu est honoré en tant que membres fondateurs de l'Association des fanfares amateurs de la Province de Québec, qui est devenu la Fédération des harmonies et orchestres symphoniques du Québec. À son retour du Festival, les musiciens mettent les bouchées doubles pour terminer la préparation de son concert annuel qui a lieu le 12 juin au Cabaret-Théâtre du Vieux Saint-Jean. Par la suite, la saison estivale se met en branle avec un concert au Parc Honoré-Mercier, suivi d'un Concert Campbell dans le Vieux-Port de Montréal. Le Cercle se produit également au Parc Marchand et au Parc Jarry (Concert Campbell).

La saison 2004-2005, débute avec l'arrivée d'un nouveau directeur musical, M. Vincent Lima. Cette saison là est également marquée par le 115e anniversaire du groupe. Le Cercle est présent au Salon de la Culture au mois d'octobre. Le nouveau directeur musical apporte une nouvelle couleur au groupe tel que le démontre le concert de Noël, qui a lieu à l'église de l'Acadie, où on dénote la présence de trompettes héraldiques. Le Cercle se présente à nouveau au Festival des harmonies et orchestres symphoniques du Québec où il termine en 3e position et se mérite une note d'or. Dans le cadre du 115e anniversaire du groupe, le Musée du Haut-Richelieu prépare une exposition sur l'histoire du groupe. Les anciens membres, ainsi que les actuels, ont l'occasion de visiter cette exposition dans le cadre de retrouvailles organisées par le Cercle. Après la visite, tous peuvent assister au concert annuel qui a lieu à la Cathédrale. Lors de ce concert, plusieurs musiciens s'illustrent que ce soit en solo ou par le chant. En effet, Mme Lisa Senécal interprète plusieurs chansons dont une en duo avec M. Robert Desnoyers. Également, on remarque la présence de Mlle Marie-Ève Poupart, violoniste pour l'interprétation de Rêverie, thème du film Un homme et son péché (avec Karine Vanasse et Roy Dupuis). L'été est également prometteur avec plusieurs concerts. En effet, le groupe se produit à Cowansville, au Parc Marchand, à Sutton et au Vieux-Port dans le cadre des Concerts Campbell.

La saison 2005-2006 se poursuit dans la même veine que la précédente. Le concert de Noël est agrémenté de la présence de danseuses de danse irlandaise, Mesdames Caitlin O'Boyle, Karine Myers et Jennifer Donaldson, que le Cercle accompagne avec la pièce Lord of the Dance . De plus, Madame Terrilyn McLaren accompagne le Cercle à la cornemuse, Mlle Andréanne Poupart, au violon, interprète La liste de Schindler et Mme Lisa Senécal et M. Robert Desnoyers interprètent chacun une chanson. Le mois de mai marque le retour du Cercle au Festival des harmonies pour une 3e année consécutive. Cette fois-ci, le groupe termine 2e avec une note d'or. Le concert annuel a lieu en juin à l'église de l'Acadie. À nouveau, M. Robert Desnoyers interpréte une chanson. De plus, le Cercle accueille la chanteuse Marie Philippe, accompagnée d'une chorale d'enfant, qui interprète avec le Cercle, deux de ses succès, Train d'enfer et Noir sur Blanc . Les concerts estivaux sont au nombre de trois, un au Parc Marchand, un à Cowansville et un à Sutton.

La saison 2006-2007 en est une mouvementée. En novembre, le Cercle à le plaisir de se produire à l'Ile des Sœurs, dans le cadre d'un concert privé dans un centre de personnes âgées. Pour l'occasion, il est accompagné de M. Arthur Masson, accordéoniste et joueur de Post Horn. Ce dernier sera également présent au concert de Noël à l'église de l'Acadie où les spectateurs ont également droit à une interprétation du Minuit Chrétien par M. Robert Desnoyers. Au début du mois de mars, M. Lima doit être remplacé temporairement pour des raisons de santé. Ainsi, M. Alain Demers effectue un retour avec le groupe. Il a tout un défi à relever car il doit préparer un brunch musical pour le 1er avril. Ce brunch est un moyen de financement pour acheter des instruments de percussions. Ce financement est complémentaire à une demande de subvention à la Ville de Saint-Jean et à la MRC du Haut-Richelieu, qui sera accordée. Par la suite, M. Demers doit préparer le groupe pour le Festival des harmonies où le groupe sera présent pour une 4e année consécutive. Cette année-là, il remporte le 1er prix en classe senior B avec une note d'or. Par la suite, le Cercle se produit à l'Auditorium du Complexe Sport Absolu dans le cadre de son concert annuel. M. Vincent Lima est de retour pour les concerts estivaux qui sont au nombre de quatre. Le Cercle se produit au Parc Marchand, à Cowansville, à Ville La Salle dans le cadre des concerts Campbell. Le quatrième concert, qui devait avoir lieu au Parc Honoré-Mercier a été annulé en raison du mauvais temps.

Source : Musée du Haut-Richelieu et Archives du Cercle Philharmonique de Saint-Jean.
Cercle Philharmonique de Saint-Jean-sur-Richelieu - Harmonie de Concert